17 décembre 2018 par Philippe Soret

Quels seront les meilleurs véhicules de fonction en 2019 ?

Recul historique du diesel

Pour la première fois depuis 1990, la part des motorisations diesel est devenue minoritaire pour les voitures achetées par les particuliers, passant de 73% du marché en 2012 à 48% en 2017.

S’il résiste mieux dans les entreprises, la part du diesel dans les flottes s’effrite néanmoins. Après un recul de 2% en 2017, les immatriculations de diesel ont enregistré une baisse de 5,3 % sur les véhicules particuliers sur les 9 premiers mois de 2018. Leur part de marché va passer sous la barre des 70%, contre près de 77% en 2017.

 

Progression de l’essence

Le recul du diesel profite aux versions essence qui prennent le pas sur leur équivalent diesel dans les flottes d’entreprise. Cette tendance est mise en évidence par l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise. Son étude annuelle pointe le très faible écart qui sépare désormais le prix de revient kilométrique (PRK) d’un modèle essence de celui d’un modèle diesel. Ce qui valait depuis quelques années pour les petites citadines, comme la Renault Twingo, se vérifie désormais également pour les citadines. Dans cette catégorie, l’essence l’emporte quel que soit le kilométrage effectué pendant la durée d’utilisation du véhicule et, même, jusqu’à 120 000 km. En cause, les paramètres de valeur résiduelle, de coût d’entretien, d’avantages en nature et d’amortissements non déductibles qui favorisent la motorisation essence.

 

Le marché de l’essence en chiffres

Les immatriculations de véhicules particuliers (VP) et de véhicules utilitaires (VUL) essence affichent une augmentation de leurs mises à la route de 43 % sur les 9 premiers mois de 2018. Au total, la part de marché de l’essence en entreprise (VP+VUL) s’établissait fin septembre à 15,4 %. Sur les seuls VP, elle atteint 23,6 %.

Essor de l’hybride

Plus que les modèles essence, ce sont les modèles hybrides qui progressent. Cette technologie, combinant moteur essence et moteur électrique pour réduire la consommation sur parcours urbain, permet d'échapper à la TVS (Taxe sur les Véhicules de Société) pour deux ans si les émissions de CO2 restent sous la barre des 100g/km. Les modèles dits rechargeables, dont la batterie à forte capacité autorise une autonomie 100 % électrique sur plusieurs dizaines de kilomètres, peuvent même être complètement exonérés de TVS à condition que leurs émissions de CO2 soient inférieures à 50 g/km. Cependant, si ces modèles hybrides rechargeables se vendent de mieux en mieux aux entreprises, leur prix reste élevé.

 

Le marché de l’hybride en chiffres

Les immatriculations sont orientées à la hausse sur les 9 premiers mois de 2018 : + 44,5 %. La part de marché des hybrides atteint 3,1 %. Les hybrides rechargeables affichent des immatriculations en progression de 47,1 % depuis le début de l’année, tandis que les hybrides non rechargeables progressent de 43,5 %. Sur le seul segment des VP, les hybrides revendiquent une part de marché de 5,2 %, avec des immatriculations en progression de 45 % (18 380 unités).

 

Un avenir électrique ?

A  plus long terme, les entreprises pourraient se tourner vers les véhicules 100 % électriques. Pour se  développer, ceux-ci peuvent compter sur une fiscalité stable et avantageuse avec une exonération totale de TVS. Ils bénéficient également de bonus incitatifs : 6.000 euros à l’achat et 2.500 euros à la reconversion. Enfin, les entreprises ont la possibilité de déduire jusqu’à 30.000 euros d’amortissements pour un véhicule électrique et peuvent bénéficier d’une aide à hauteur de 40% sur l’installation d’une borne de recharge. Entre également en compte l’image valorisante des véhicules électriques, en termes d’écologie et de développement durable. Pour l’heure, les véhicules électriques, limités par leur autonomie réduite, sont réservés aux petits rouleurs et aux collectivités, soucieuses de donner l’exemple en matière de RSE (responsabilité sociétale des entreprises). La citadine Zoé reste de loin la voiture « zéro émission » la plus vendue aux entreprises.

 

Le marché l’électrique en chiffres

Les immatriculations de véhicules électriques en entreprise continuent leur lente marche en avant. La progression des immatriculations est de 34,8 %. La part de marché s’établit dorénavant à 1,8 %, après avoir stagné plusieurs à 1,7 %. La croissance concerne aussi bien les VP (+ 34,9 % à 6  136 unités) que les VUL (+ 34,7 % à 4 816 unités).

 

Le podium 2018 des véhicules de fonction (source OVE)

Le podium des véhicules diesel en entreprise

1 : Peugeot 3008

2 : Renault Clio

3 : Peugeot 308

 

Le podium des véhicules essence en entreprise

1 : Renault Clio

2 : Peugeot 208

3 : Renault Twingo

 

Le podium des véhicules hybrides en entreprise

1 : Ford Mondeo

2 : Toyota Yaris

3 : Toyota C -HR

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